La quête de la France pour une approche plus juste dans la lutte contre le changement climatique

PARIS - 18 DÉCEMBRE - Des foules furieuses portant des gilets jaunes fluorescents. C’est l’image qui a continuellement fait la une des médias ces deux dernières semaines. Les manifestations qui étaient initialement une réponse à la nouvelle taxe carbone, a pris des proportions inédites et inattendues, jusque dans les rues des pays voisins. Or le mouvement des Gilets Jaunes, il semblerait, a été largement incompris, notamment par le président Américain qui l’a interprété comme un mouvement de « protection anti-environnemental".

Bien que les foules aient été composées de manifestants habituels, du citoyen mécontents à l’anarchiste déclaré, elles portaient un sentiment qui intrinsèquement ne s’oppose pas à la lutte contre le changement climatique. Il s’agissait plutôt d’une exigence populaire pour une approche plus juste dans la lutte contre les conséquences du changement climatique. Ces citoyens protestaient contre « l’éco-élitisme ». En réalité, par le passé ils avaient applaudi les alternatives hydrogènes au diesel ainsi qu’un meilleur entretien des transports publics dans les zones rurales.

Ce phénomène renvoie au défi auquel font face les gouvernements à travers le monde : quelles sont les meilleures méthodes pour réguler et limiter les émissions de carbone et stimuler les alternatives vertes ?

La France est actuellement presqu’en marche forcée pour atteindre les objectifs des Accords de Paris. Et les Gilets Jaunes sont arrivés à peine quelques jours après que le président Emmanuel Macron ait annoncé la nouvelle stratégie pour la transition énergétique de la France ; cette stratégie prévoit notamment un objectif ambitieux de capacité d’énergie solaire de 45 GW en 2030, mais aussi repousse à 2035 (au lieu de 2015) la fermeture d’à peu près 20% du parc de centrales nucléaires.

Aujourd’hui l’industrie du solaire en plein essor est un des plus importants contributeurs à la transition énergétique, en plus d’offrir un grand potentiel en termes de lutte contre les effets des gaz de serre et de sécurité énergétique. Ceci rend d’autant plus crucial le développement de la filière solaire en vue d’atteindre l’objectif de 23% de la demande énergétique issus des sources renouvelables en 2020.

Le cadre légal et réglementaire a été un des facteurs-clés dans la croissance du solaire en France. Les analystes et observateurs s’accordent en effet pour dire qu’il a apporté simplification et stabilisation, et qu’il a boosté le développement du secteur. S’il y a une continuation des mesures progressives, le marché français pourrait atteindre les 1.2-1.5 GW en 2018 et 2019, et afficher une croissance annuelle de 2 à 3 GW dans le futur. Actuellement, le développement du marché est largement attribuable aux appels d’offres, lesquels dynamisent la concurrence et la chute des prix de l’énergie solaire.

Ce qui est certain, c’est que le marché du solaire a absolument besoin à la fois d’un dialogue honnête entre le législateur, les acteurs du secteur, et les citoyens ; et d’un niveau plus élevé de concertation, d’entente, et d’information.

Dans l’optique de contribuer futur prometteur du solaire en France, Solarplaza a publié un « État des lieux de l’énergie en France » exhaustif. Il fournit un bref historique du secteur, met en évidence les récentes avancées, et offre une vue sur le chemin qui se dessine à court terme.

Enfin, ce document sert de préambule au forum The Solar Future France du 10 et 11 avril 2019 à Paris. Il est une plateforme unique où les leaders et décideurs engagés dans la transition énergétique échangent leurs perspectives, partagent leurs expériences et leurs innovations, et augmentent leurs connaissances sur les investissements et les meilleurs scénarios prévisionnels du solaire en France.